La nomination puis démission de l’ex-future conseillère économiste européenne Fiona Scott Morton aurait pu servir de scénario à une mini-série sur Netflix. Rumeurs, pressions politiques, méconnaissance du sujet voire des positions plus dogmatiques que réalistes nous privent au final d’une compétence rare des coulisses du monde numérique. Certes Fiona Scott Thomas est américaine. Certes, elle a défendu lorsqu’elle était avocate certains géants du numérique. Et c’est pour cela que l’on doit croire que le loup allait entrer dans la bergerie. Pour info Mark Carney de la BOE est canadien. Et que penser de Mario Draghi, ex-Goldman Sachs, qui a dirigé la BCE pendant plusieurs années. Et cela sans compter le nombre de fonctionnaires présents à Bruxelles et qui sont de nationalité non-européenne et ont déjà œuvré dans des structures privées… A-t-on vu surgir de grosses affaires d’ingérence. Rappelons également qu’au départ ils étaient 60 candidats pour ce poste, puis 3, puis 1. Il est regrettable qu’une compétence reconnue dans le domaine ne vienne pas épauler nos structures européennes à l’heure où de grands enjeux se dessinent et où la puissance de plateformes n’a jamais été aussi forte. Des enjeux nous attendent en matière de développement durable, de numérique, de données et… de cybersécurité.—Frédéric Simottel
Un fournisseur – français- de solutions de sécurité me confiait il y a quelques jours son ressenti par rapport à une certaine inertie des CISO (Chief Information Security Officer) qui, selon lui, ne s’interrogent pas assez sur le devenir de leurs données. Nous en parlions à l’occasion d’une conférence sur l’intégration par les entreprises des plug-in ChatGPT et la sortie prochaine des additifs Co-Pilot à l’ensemble de la gamme Office de Microsoft, et plus particulièrement pour l’application Teams.
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